La génération Y en entreprise : halte aux préjugés?

Publié le par Stéphanie Fougeras

Une génération critiquée par ses aînés mais appréciée des chefs d’entreprises

 

La génération Y, que l’on entend généralement comme celle des 17-30 ans, est souvent décriée : elle serait une génération égocentrique, désengagée, infidèle, impatiente, aussi bien coupée du monde qu’hyper- connectée. Difficiles à intégrer en entreprise, les salariés de cette génération nécessiteraient une adaptation de leurs managers. Le sondage « Observatoire Social de l’Entreprise » publié en janvier dernier par IPSOS pour l’organisme d’enseignement supérieur et de formation professionnelle CESI, démontre que si les jeunes salariés sont jugés durement, c’est bien plus par les autres salariés que par les chefs d’entreprise qui sont plutôt positifs à leur égard.

 

« L’Observatoire Social de l’Entreprise » révèle qu’une majorité relative des chefs d’entreprise considère que les jeunes salariés ne se distinguent pas véritablement des autres salariés et lorsque c’est le cas, leur perception est plutôt positive : 31% d’entre eux jugent en effet qu’ils sont plus motivés (contre 30% les jugeant moins motivés), 30% plus enthousiastes (contre 27% moins) et plus polyvalents (contre 27% moins). Les chefs d’entreprise du secteur de l’Industrie sont les premiers à véhiculer une image positive des jeunes salariés : 37% les jugent plus motivés (contre 28% moins), 41% plus polyvalents (contre 24% moins) et 32% plus enthousiastes (contre 27% moins). Les chefs d’entreprise de tous secteurs confondus (Industrie, BTP, Commerce, Service) sont par ailleurs unanimes pour qualifier les jeunes salariés comme plutôt ambitieux (33% plus contre 21% moins).

 

Les salariés de la génération Y sont particulièrement appréciés des grandes entreprises. En effet, les chefs d’entreprise de 500 salariés et plus plébiscitent cette génération qu’ils considèrent comme plus enthousiaste (44% contre 6% moins), plus polyvalente (46% contre 21,4% moins) et plus efficace (36% contre 6% moins).

 

Ce sondage révèle que le fossé générationnel est surtout ressenti par les salariés qui se montrent relativement critiques vis-à-vis des plus jeunes. Les deux caractéristiques principales mises en avant par les salariés sont en effet celles qui peuvent être interprétées de manière négative : 55% d’entre eux considèrent que les jeunes salariés sont plus ambitieux (contre 24% moins) et 58% plus individualistes (contre 18% moins). L’un des seuls points positifs sur lequel la perception des salariés rejoint celle des chefs d’entreprises porte sur la capacité des jeunes salariés à s’intégrer à une équipe (71% des salariés et 67% des chefs d’entreprise estiment qu’ils s’intègrent facilement) soulignant ainsi la sociabilité et l’esprit d’équipe de cette jeune génération.

« On rencontre aujourd’hui des phénomènes de crispation dans les entreprises entre les jeunes salariés et les salariés plus âgés. Le climat économique et la tension sur l’emploi rendent vraisemblablement la cohabitation difficile, les uns jugeant les autres comme des concurrents potentiels. Il convient aux chefs d’entreprise et aux directions des Ressources Humaines de veiller au bon équilibre social de ce point de vue et d’accompagner efficacement l’entrée des jeunes salariés dans les entreprises. Le fossé générationnel doit être comblé, dès le commencement dans l’entreprise » analyse Stéphane Pautet, Directeur Marketing du Groupe CESI.

 

Retrouvez tous les tableaux des résultats de l’Observatoire Social de l’Entreprise et leur analyse sur les sites www.ipsos.fr et www.cesi.fr

 

A propos de l’Observatoire Social de l’Entreprise

En 2009, le CESI a mis en place en partenariat avec IPSOS, Le Figaro Economie et BFM Radio, un baromètre de l’emploi, de l’employabilité et du climat social intitulé « Observatoire Social de l’Entreprise ». Le CESI, largement reconnu aujourd’hui dans les domaines de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et des ressources humaines, souhaitait ainsi pouvoir disposer d’un dispositif d’interrogation réactif face à une actualité brûlante sur laquelle il souhaitait prendre la parole. L’originalité de cet Observatoire réside dans sa démarche d’enquêtes croisées, menées à intervalles réguliers auprès des salariés d’une part et des employeurs d’autre part. Ainsi réalisé, cet Observatoire, véritable enquête miroir, fait ressortir les préoccupations des salariés sur des thématiques qui les concernent, et les éventuels oppositions ou points d’accord avec leurs employeurs. Chaque vague de cet Observatoire comporte deux volets : l’un barométrique abordant les impacts de la conjoncture sur l’entreprise, l’autre thématique, consacré à l’employabilité et se référant à un thème d’actualité du moment. Trois thèmes, en phase avec l’actualité, ont ainsi été abordés lors des trois précédents volets : « Le pacte social de l’entreprise à l’épreuve de la crise » en octobre 2009, « Réforme des retraites et emploi des seniors : l’impossible alchimie ? » en avril 2010 et enfin « Crise économique, crise sociale : quels impacts sur l’efficacité et l’image des représentants du personnel ? » en février 2011.

 

A propos du CESI

 

Pionnier depuis plus de 50 ans de la formation d’ingénieur par l’alternance puis par l’apprentissage, le CESI est aujourd’hui un groupe de formation et d’enseignement supérieur formant chaque année plus de 20.000 ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise pour près de 6.000 entreprises à travers 3 marques : Ei.Cesi ( l’Ecole d’Ingénieurs du CESI), Cesi-Entreprises (formation et conseil en entreprises), Exia.Cesi (Ecole Supérieure d’Informatique Bac+5).

Leader incontesté de la formation d’ingénieur par l’apprentissage, l’école d’ingénieurs du CESI accueille chaque année dans ses cycles longs et qualifiants, 1.200 futurs ingénieurs sur 6 diplômes habilités par la CTI et 650 élèves en mastères Spécialisés.

Le CESI répond aussi à l’ensemble des problématiques de gestion des emplois et des compétences dans le cadre d’une offre de formation modulaire, qualifiante et sur mesure, classée selon 9 domaines, recouvrant la plupart des attentes et des besoins actuels des entreprises et des salariés.

Au total, le groupe propose 46 diplômes, titres enregistrés au RNCP et labels CGE, accessibles aux personnes et aux entreprises, sur 23 sites en France ainsi qu’en Espagne et en Algérie.Fidèle à ses valeurs humanistes fondatrices autour de la promotion sociale, de l’accompagnement des personnes et la reconnaissance des compétences tout au long de la vie, du développement de la performance des entreprises, le groupe Cesi compte 670 salariés et s’appuie sur 2.500 enseignants.

 

Pour plus d’informations, connectez-vous à www.cesi.fr.

Commenter cet article